10.10.2007

Tous en grève le 18/10

La ministre Lagarde a donc dévoilé l’avant-projet de fusion de l’ANPE et des ASSEDIC. Le fait qu’elle ait annoncé son plan dans le journal de la haute finance, Les Echos, n’est pas anodin. Le message est clair : « Messieurs les patrons, l’ANPE dont vous rêviez, je vais la faire » ! Les chômeurs et les agents n’ont donc rien de bon à attendre de la fusion, car cette fusion servira d’autres intérêts que les nôtres.

Mensonges et provocations de Lagarde


Les objectifs de cette fusion ? Lorsque la ministre dit que cette fusion permettra d’atteindre 5% de taux de chômage officiel, elle oublie de dire comment ; en multipliant les radiations évidemment, grâce à une armée d’agents rendus dociles par un statut privé, la peur du licenciement et des salaires indexés sur des objectifs ou les diktats d’une hiérarchie aux ordres de la politique de coercition sociale ! Ce qui permettra, en faisant d’une pierre deux coups, au patronat qui contrôle l’UNEDIC de mettre un peu plus main basse sur les salaires différés (les cotisations salariales) : cotisez, vous serez radiés !

Ne nous y trompons pas ! Lorsque Lagarde affirme que les agents pourront conserver leur statut public, elle ment. On sait très bien comment cela s’est passé auparavant dans d’autres services publics privatisés (La Poste avec Chronopost, la SNCF avec la SERNAM, France-Télécom avec Orange, etc.) : très vite, des pressions sont faites sur les agents publics pour qu’ils acceptent le nouveau statut privé. Cela arrive déjà contre nos collègues des services informatiques avec le GIE.

En accentuant encore plus la pression sur les chômeurs pour qu’ils acceptent n’importe quel emploi dans n’importe quelles conditions, l’objectif est de faire baisser le coût du travail. Ce sont tous les salariés qui en pâtiront, car la tendance baissière des salaires s’accentuera encore. Pourquoi un patron paierait convenablement un employé lorsqu’un organisme peut lui fournir la main d’œuvre nécessaire au SMIC voire moins.
Au passage, en annonçant que les conseillers à l’emploi ne suivent que 60 chômeurs par mois en moyenne, elle montre au mieux sa méconnaissance du dossier ou son incompétence, au pire son mépris des agents !

Nous ne pouvons pas laisser passer cela !
Tous ensemble !


Cette attaque du gouvernement n’est pas isolée : attaque contre les régimes spéciaux en prémisse d’une casse généralisée des retraites ; casse de la Sécu et franchise médicale ; casse de la fonction publique (suppression massive de postes, casse du statut des fonctionnaires, salaire au mérite autrement dit au rendement, disparition du concours d’entrée) ; casse du code du travail et du CDI ; privatisation de l’université ; attaque contre le droit de grève ; baisse du pouvoir d’achat en contrepartie de cadeaux fiscaux pour le patronat ; énième loi discriminatoire contre les immigrés… la liste pourrait être encore longue ! La privatisation de l’ANPE et la destruction du service public de l’emploi font partie d’un plan d’attaque généralisé contre les salariés de ce pays.

C’est donc ensemble que nous devons répondre, car c’est ensemble que nous serons plus forts pour nous faire entendre…

Contre la fusion !
Pour un véritable service public de l’emploi !

Toutes et tous en grève le 18 octobre

Pour l’avenir du service public Contre la fusion Ensemble, toutes et tous en grève le 18 octobre.

Les mesures déjà prises ou annoncées par le gouvernement constituent de véritables agressions contre les salariés, les agents publics, la Fonction publique, le monde du travail dans son ensemble.
la suite : http://www.unas.cgt.fr/spip.php?article67

26.09.2007

Pourquoi le patronat réclame la fusion :

L’Agence Nationale pour l’Emploi dérange. Globalement, les employeurs ne l’aiment pas, même s’ils l’utilisent. Bien sûr on trouvera toujours des exceptions et on pourra toujours réaliser des enquêtes qui prétendront le contraire.

Mais globalement, les employeurs ne l’aiment pas. Ce qu’ils lui reprochent principalement est qu’elle n’est pas exclusivement à leur service. De leur point de vue, l’ANPE n’a pas d’autre utilité que de leur fournir de la main d’œuvre au meilleur rapport qualité-prix. Soit une qualité élevée pour les prix les plus bas : des techniciens supérieurs payés au SMIC.

Plus il y a de candidats par poste à pourvoir, plus il est facile de faire accepter des bas salaires, des mauvaises conditions de travail, voire des heures gratuites. Les petits et moyens entrepreneurs, se faisant entre eux une concurrence acharnée (le plus souvent pour le plus grand bénéfice de quelques donneurs d’ordre) trouvent normal de répercuter cette concurrence sur les salariés, et en premier lieu sur les candidats à l’embauche.

Pour que le système perdure et continue a dégrader les conditions de salaires et de travail de l’essentiel de la population active, il est essentiel de mettre en place un système coercitif obligeant la main d’œuvre disponible à se porter massivement candidate sur les postes les plus pénibles et les plus mal payés. Depuis dix ans les conditions de vie des ouvriers (le plus souvent en intérim) et des employés, des personnels d’exécution en général, se sont détériorées dans des proportions inimaginables pour ceux qui ne les vivent pas ou à tout le moins pour ceux qui ne veulent pas savoir.

Est c’est là que du point de vue des employeurs, l’ANPE, telle qu’elle existe est défaillante. Ils trouvent que les salariés de l’ANPE, agents contractuels de l’Etat, ne sont pas assez sévères avec les demandeurs d’emploi.

En d’autres termes, qu’ils ne contribuent pas assez à la baisse des salaires et à la dégradation des conditions de travail.

Pour que ça change, il est nécessaire qu’ils passent directement sous la coupe des organisations patronales (on aura noté dans le discours présidentiel la mention concernant la nécessité de la présence des "partenaires sociaux"). Le lien est d’ailleurs explicite dans ce discours présidentiel puisque l’annonce de la fusion ANPE-UNEDIC est suivie immédiatement de l’annonce du renforcement des mesures anti-chômeurs.

Tout le sens du projet de fusion ANPE-UNEDIC est, non seulement de pousser vers le privé un service public de plus, mais surtout de changer complètement sa nature en le mettant complètement au service d’intérêts privés absolument contraires à l’intérêt général.

L’enthousiasme patronal n’a rien d’étonnant. Une des revendications de longue date des employeurs trouve satisfaction dans ce discours-programme présidentiel. Les plus grands perdants dans cette affaire seront les salariés dans leur ensemble, soit 90% de la population active.

Bien sûr, la propagande patronale, reprise soir et matin sur les grands médias, cherchera comme d’habitude à opposer ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, ou qui n’en ont plus. Bien sûr, ils parleront de « bon sens », de simplification administrative.

Mais la bataille n’est pas perdue. A nous d’expliquer, de montrer les véritables enjeux de cette affaire. De mettre en évidence les véritables enjeux de cette fusion annoncée. Si l’ensemble des salariés et de leurs organisations syndicales saisissent ces enjeux, le patronat et le gouvernement reculeront sur ce dossier comme sur d’autres.

30.08.2007

Nous n’irons pas, nous n’irons plus aux ASSEDIC

Les pressions pour contraindre les agents à travailler coûte que coûte aux ASSEDIC se multiplient. Poursuivons et amplifions le refus de la mobilité forcée.

Cela se concrétise par un chantage à la RTT, une menace de sanction car service non fait, une exigence de courrier individuel de refus, une obligation de rencontrer les salariés de l’ASSEDIC « autour d’un pot » -tiens finalement il n’est plus prohibé « de boire »au travail - etc.…

la suite: http://unas.cgt.fr/spip.php?article22